Uber, Eternal et Porter quittent le Conseil des gig-travailleurs du Karnataka
Uber, Eternal et Porter se sont retirés du Conseil de bien-être des gig-travailleurs basé sur plateforme du Karnataka, contestant la loi de l'État devant la Haute Cour.

Plusieurs entreprises de l'économie des plateformes, dont Uber, Eternal et Porter, se sont retirées du Conseil de bien-être des gig-travailleurs basé sur plateforme du Karnataka. Les entreprises ont déclaré qu'elles ne souhaitaient pas participer à un organisme légal dont la loi fondamentale a été contestée devant la Haute Cour du Karnataka.
Ces retraits découlent d'un différend concernant une nouvelle taxe de bien-être destinée à financer des mesures de sécurité sociale pour les gig-travailleurs. Les entreprises ont déposé environ 4 crores de roupies auprès de la Haute Cour, en attendant l'issue des procédures judiciaires. Amazon India reste au conseil car elle n'est pas impliquée dans le litige. Le gouvernement de l'État recherche d'autres plateformes pour pourvoir les sièges vacants.
Les représentants des plateformes ont exprimé des préoccupations quant au caractère prématuré de la taxe, citant l'absence de notification pour les programmes de sécurité sociale qu'elle est censée financer. Ils ont également exprimé des appréhensions quant à l'impact de la taxe sur leurs flux de trésorerie. L'Internet and Mobile Association of India (IAMAI) a précédemment déclaré que ses entreprises membres financent indépendamment des initiatives de bien-être pour plus de six millions de travailleurs actifs sur plateforme.
La loi du Karnataka impose une redevance allant de 1 % à 5 % du paiement qu'une plateforme effectue à un gig-travailleur par transaction. L'État a fixé la redevance à 1 %, avec des plafonds pour différentes catégories de livraison. Certaines entreprises, comme Eternal, ont considérablement augmenté leurs frais facturés aux consommateurs, presque cinq fois la nouvelle taxe de bien-être pour les gig-travailleurs.
La Haute Cour a noté que le dépôt des taxes auprès du tribunal équilibre les intérêts des parties, garantissant que les gig-travailleurs puissent éventuellement bénéficier des mesures de sécurité sociale proposées. Les autorités de l'État ont exhorté les plateformes à payer les taxes soit au conseil, soit au tribunal, soulignant que les obligations légales de fournir des données sur les travailleurs et de mettre en place des comités internes de règlement des différends restent en vigueur.