Le ministère britannique de la Science, de l'Innovation et de la Technologie démantelé
Le gouvernement britannique a démantelé le ministère de la Science, de l'Innovation et de la Technologie (DSIT), dispersant ses responsabilités entre plusieurs ministères. Cette décision soulève des inquiétudes dans le secteur technologique du pays.

Le gouvernement britannique, sous la direction du nouveau Premier ministre Andy Burnham, a démantelé le ministère de la Science, de l'Innovation et de la Technologie (DSIT). Le transfert et la dispersion des fonctions de ce ministère, créé il y a trois ans, dans différentes branches de l'administration ont suscité des inquiétudes au sein du secteur technologique national.
La majeure partie des anciennes responsabilités du DSIT a été intégrée au nouveau ministère des Entreprises, de l'Innovation, de la Science et du Commerce (DBIST). Ce département renforcé supervisera désormais l'intelligence artificielle, les technologies émergentes, ainsi que les organismes de financement de la recherche et du développement tels que l'ARIA et l'UKRI, dans le but de rapprocher la politique de recherche de la stratégie industrielle et de la commercialisation.
Le ministre de l'IA, Kanishka Narayan, travaillera conjointement entre le nouveau Bureau du Premier ministre et du Cabinet (OPMC) et le DBIST. La promotion de Narayan à un poste participant aux réunions du Cabinet souligne l'importance croissante de l'IA en tant que priorité interministérielle, avec une prise de décision plus proche du Premier ministre. L'Institut de sécurité de l'IA (AISI) aurait également été transféré au niveau du Cabinet.
Le ministère de la Culture, des Médias et des Sports (DCMS) élargi reprendra la responsabilité de nombreuses questions numériques relevant précédemment du DSIT, notamment la sécurité en ligne, l'identité numérique et la cybersécurité. Ce ministère gérera également des initiatives plus larges d'infrastructure numérique, y compris les services numériques gouvernementaux.
La restructuration reflète la conviction du gouvernement que la science devrait être plus étroitement liée à la politique économique et que les services numériques s'intègrent naturellement aux secteurs des médias et de la communication. Cependant, des incertitudes demeurent quant aux responsabilités spécifiques, telles que la protection des données et la réglementation de l'IA. Pour les entreprises technologiques, une coordination efficace entre ces départements gouvernementaux nouvellement définis sera essentielle.