Sommet sur la biodiversité : les objectifs de 2030 compromis
Réunis à Erevan, les délégués de près de 200 pays ont reconnu que le manque de financement et de mesures concrètes menace les objectifs mondiaux de protection de la nature pour 2030.

À l'issue d'un sommet des Nations unies sur la biodiversité tenu à Erevan, les représentants de près de 200 nations ont acté le retard pris dans la réalisation des objectifs environnementaux mondiaux. L'accord cadre de Kunming-Montréal, signé en 2022 avec pour but de protéger 30 % des terres et des mers d'ici 2030, ne pourra être atteint sans une accélération majeure des efforts.
Le constat dressé lors de ces deux semaines de discussions pointe une lacune critique : le manque de moyens financiers et la lenteur du déploiement des politiques publiques de conservation. La communauté internationale admet que le rythme actuel de mise en œuvre est incompatible avec les engagements pris.
Malgré ce bilan préoccupant, les États se sont engagés à intensifier leur coopération pour tenter de redresser la trajectoire. L'avenir de la biodiversité mondiale dépend désormais de la capacité des pays à mobiliser les capitaux nécessaires et à transformer leurs promesses en actions mesurables avant l'échéance de 2030.