La supplémentation en acide ursolique chez les mères a protégé les axones cérébraux sur deux générations
Des chercheurs de l'Université Monash ont constaté que l'acide ursolique améliorait le transport axonal et réduisait les ruptures chez deux générations de descendants. Le mécanisme implique le sphingolipide sphingosine-1-phosphate.

Une recherche dirigée par le professeur Roger Pocock de l'Université Monash, avec le Dr Wenyue Wang comme première auteure, a démontré les effets protecteurs de l'acide ursolique, un composé naturel, sur les axones à travers les générations. Les résultats ont été publiés dans la revue Nature Cell Biology.
En utilisant le modèle du ver rond Hydrodaenoma elegans, l'étude a observé que la supplémentation maternelle en acide ursolique améliorait le transport axonal et réduisait la rupture des axones chez deux générations successives de descendants. La sphingosine-1-phosphate, un sphingolipide, a été identifiée comme un médiateur clé.
L'acide ursolique, un composé triterpénoïde présent dans les plantes, est connu pour ses divers effets biologiques, notamment sédatifs, anti-inflammatoires, antibactériens et hypoglycémiants. Il possède également d'importantes fonctions antioxydantes, ce qui explique son utilisation répandue dans les produits pharmaceutiques et cosmétiques.
Les axones sont essentiels au maintien de la santé des neurones, responsables du transport de substances vitales telles que les protéines et les lipides. Leur fonction se détériore avec l'âge, contribuant aux dysfonctionnements cérébraux et à la neurodégénérescence. Cette étude visait à identifier des substances naturelles capables de protéger les axones contre les dommages liés au vieillissement.