Le Congrès américain envisage de doubler l'exonération fiscale sur les ventes de logements
Des propositions législatives à la Chambre et au Sénat visent à doubler l'exclusion des plus-values pour les ventes de résidences principales. L'objectif est d'augmenter l'offre de logements et de répondre aux préoccupations de pouvoir d'achat.

Des propositions législatives qui gagnent du terrain au Congrès américain, de manière bipartisane, suggèrent de doubler le montant des plus-values que les propriétaires peuvent exclure des impôts lors de la vente de leur résidence principale. La loi "More Homes on the Market Act" vise à encourager les propriétaires de longue date à vendre, augmentant ainsi l'offre de logements et potentiellement allégeant les problèmes d'accessibilité financière.
Les projets de loi, quasi identiques à la Chambre et au Sénat, porteraient la limite d'exclusion de 250 000 $ à 500 000 $ pour les déclarations individuelles et de 500 000 $ à 1 million $ pour les couples mariés déclarant conjointement. Les législateurs espèrent que ce changement incitera les propriétaires à vendre des biens qu'ils détiennent depuis des années, abordant ainsi une disposition du code fiscal inchangée depuis 1997, période durant laquelle les prix des logements ont été multipliés par trois.
Les partisans, y compris la National Association of Realtors (NAR), soutiennent que l'exclusion fiscale actuelle est obsolète et entrave l'activité nécessaire du marché. Selon l'analyse de la NAR, environ un tiers des propriétaires ont accumulé plus de capitaux propres que ne le permet l'exclusion actuelle, un chiffre qui devrait atteindre 56 % d'ici 2030. Le doublement de l'exclusion pourrait libérer des logements existants pour les acheteurs potentiels, en particulier les primo-accédants, sans nécessiter de nouvelles constructions.
La pression en faveur de cette législation intervient dans un contexte de préoccupations croissantes concernant l'abordabilité du logement à l'échelle nationale. Le soutien bipartisan au "More Homes on the Market Act" souligne une reconnaissance partagée par les législateurs de la nécessité de stimuler l'offre de logements. Bien que les projets de loi soient encore en cours de processus législatif, leur élan indique une considération significative des changements de politique fiscale pour impacter le marché immobilier.