Les États-Unis ouvrent une enquête sur les prix des médicaments en Allemagne
Le gouvernement américain a lancé une enquête sur les pratiques de tarification des médicaments en Allemagne. L'accusation porte sur une discrimination envers les entreprises américaines et sur le fait que les États-Unis assument une part disproportionnée des coûts d'innovation.

Le gouvernement américain a ouvert une enquête sur la politique de prix des médicaments en Allemagne. Le représentant américain au commerce (USTR) a lancé une procédure visant à déterminer si les réglementations allemandes en matière de prix des produits pharmaceutiques désavantagent les entreprises américaines et si les États-Unis supportent une part disproportionnée des coûts mondiaux d'innovation dans ce secteur.
L'enquête se fonde sur la section 301 de la loi commerciale américaine de 1974, qui autorise des mesures de rétorsion contre des pratiques commerciales jugées déloyales. L'USTR sollicite des commentaires du public à partir du 25 juin et tiendra une audience publique le 22 septembre. En cas de conclusion défavorable, des tarifs douaniers ou d'autres restrictions commerciales pourraient être imposés aux produits allemands.
Le représentant américain au commerce, Jamieson Greer, a justifié cette démarche par un "sous-paiement persistant" des médicaments innovants en Allemagne, selon Washington. Il estime que cela oblige les États-Unis à supporter une charge excessive des coûts de recherche et développement à l'échelle mondiale. Le gouvernement américain est particulièrement préoccupé par les modifications législatives envisagées en Allemagne, qui pourraient encore limiter les dépenses consacrées aux médicaments innovants.
Cette enquête s'inscrit dans la stratégie commerciale plus large des États-Unis, visant à rééquilibrer la balance commerciale dans le secteur pharmaceutique et à encourager les entreprises à investir davantage et à produire sur le sol américain. Les États-Unis cherchent à obtenir des prix plus bas pour les médicaments, notamment via la stratégie de "nation la plus favorisée".