La Marine américaine envisage une refonte des porte-avions de classe Ford
La Marine américaine évalue des refontes importantes pour les nouveaux porte-avions de classe Ford, incluant le déplacement de la structure de l'îlot et le retour aux catapultes à vapeur.

La Marine américaine envisage des refontes majeures pour ses nouveaux porte-avions de classe Ford, suite aux préférences exprimées par le président Donald Trump concernant l'apparence des navires. Ces évaluations incluent le déplacement de la structure de l'îlot du porte-avions et le remplacement potentiel du système de catapultes électromagnétiques (EMALS) par d'anciennes catapultes à vapeur.
Le président Trump a manifesté son souhait que les nouveaux porte-avions ressemblent davantage aux navires de guerre classiques de la Seconde Guerre mondiale. Par conséquent, la Marine étudie la possibilité de déplacer l'îlot du porte-avions, qui abrite la passerelle et les installations de commandement, plus près du centre du navire. Les porte-avions actuels de classe Ford disposent d'un îlot positionné plus à l'arrière, une conception visant à améliorer l'efficacité et la sécurité du pont d'envol.
De plus, une directive de sécurité nationale a ordonné à la Marine d'abandonner l'EMALS pour les futures constructions de porte-avions et de réintroduire les catapultes à vapeur. Ce changement affectera principalement le futur USS Doris Miller (CVN-81), le quatrième porte-avions de classe Ford, tandis que les trois premiers navires continueront d'utiliser l'EMALS. La directive appelle également à la création du cinquième chantier naval public de la Marine, le premier depuis plus de 80 ans, afin de renforcer les capacités de maintenance et de réparation.
Ces changements de conception potentiels, en particulier le déplacement de l'îlot, représentent des défis d'ingénierie considérables et pourraient entraîner une augmentation significative des coûts et des retards de construction. La production du système EMALS est déjà bien avancée, et un passage à la vapeur impliquerait des efforts considérables de réingénierie et d'intégration. General Atomics, le fabricant de l'EMALS, a indiqué que près de 50% du système pour l'USS Doris Miller est terminé, et un changement comporterait des risques significatifs.
La Marine avait précédemment adopté l'EMALS pour remplacer les catapultes à vapeur, citant des avantages tels qu'une accélération plus douce et une réduction des besoins en personnel. Cependant, le système a rencontré des problèmes de fiabilité lors des essais sur le navire tête de série, l'USS Gerald R. Ford (CVN-78). La décision de revenir aux catapultes à vapeur et de modifier potentiellement l'emplacement de l'îlot reflète une interaction complexe entre les directives présidentielles, les préoccupations technologiques et les objectifs de modernisation à long terme de la flotte.