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Santé

Vivodyne étend son « centre de données biologique » pour le développement de médicaments

La startup Vivodyne développe un nouveau modèle de test de médicaments utilisant des tissus humains et l'IA, visant à remplacer les tests sur animaux. L'objectif est de réduire le taux élevé d'échec des essais cliniques.

13 août 2026
Vivodyne étend son « centre de données biologique » pour le développement de médicaments

Vivodyne, une startup basée au sud de San Francisco, développe une alternative au développement traditionnel de médicaments qui repose sur les tests sur animaux. Son « centre de données biologique » utilise la robotique et l'IA pour cultiver des tissus humains et mener des milliers d'expériences visant à mieux prédire l'efficacité et la sécurité des médicaments chez l'homme.

Actuellement, environ 90 % des essais cliniques échouent, même après que le médicament ait réussi les tests sur animaux. Le PDG de Vivodyne, Andrei Georgescu, affirme que le système de l'entreprise, composé de dizaines de laboratoires robotisés, peut réaliser plus de trois millions d'essais contrôlés sur des tissus humains chaque année. Cette capacité est le double de celle de tous les essais cliniques américains combinés.

Le processus commence par des cellules humaines cultivées sur des « puces biologiques » pour s'auto-assembler en tissus vivants. Ces tissus imitent la fonction d'organes tels que le foie ou les reins. Le système automatisé peut doser les tissus avec des médicaments, effectuer des modifications génétiques et analyser les résultats grâce à l'IA, qui conçoit continuellement de nouvelles expériences basées sur les données.

La plateforme de Vivodyne permet de tester simultanément des milliers de candidats médicaments différents sur divers types de tissus humains. L'entreprise collabore déjà avec de grandes sociétés pharmaceutiques, et sa technologie a contribué à stopper le développement de médicaments potentiellement dangereux et à optimiser le ciblage de nouvelles thérapies. Georgescu estime que les tests sur animaux perdront rapidement de leur importance à mesure que les tests sur tissus humains se généraliseront.

Source originale: fastcompany.com