Volkswagen envisagerait une restructuration historique : 100 000 suppressions d'emplois et fermeture de quatre usines allemandes
Volkswagen préparerait sa plus grande restructuration à ce jour, incluant potentiellement la suppression de 100 000 emplois et la fermeture de quatre usines en Allemagne, face aux pressions économiques et concurrentielles.

Volkswagen préparerait sa plus grande restructuration jusqu'à présent, potentiellement avec la suppression de 100 000 emplois et la fermeture de quatre usines en Allemagne. Le constructeur automobile européen fait face à une pression considérable en raison des coûts domestiques élevés, de la surcapacité, de la concurrence des constructeurs chinois et des éventuels droits de douane américains. Le plan doit faire l'objet d'un examen critique ce jeudi lors d'une réunion des parties prenantes clés.
La refonte proposée vise à répondre aux défis actuels de l'entreprise, qui ont fait chuter le cours de son action à son plus bas niveau depuis 14 ans, sous-performant par rapport à ses principaux concurrents. Les marges bénéficiaires des constructeurs européens comme Volkswagen et Stellantis se réduisent, tandis que des rivaux américains tels que Ford et General Motors commencent à montrer des signes de reprise. Cette démarche est une tentative de remodeler le modèle économique qui a soutenu la croissance du groupe pendant des décennies.
Des sources suggèrent que le PDG Oliver Blume envisage de fermer les usines de Volkswagen à Hanovre, Emden et Zwickau, ainsi que l'usine Audi à Neckarsulm. Ces mesures, combinées à la réduction significative des effectes, représentent un doublement des suppressions d'emplois précédemment discutées. La restructuration vise à mettre en œuvre des mesures de réduction des coûts dans l'ensemble du groupe, qui comprend des marques telles qu'Audi et Porsche.
Le processus décisionnel est compliqué par la structure de gouvernance complexe de Volkswagen, qui inclut des représentants des familles contrôlantes Porsche et Piëch, des syndicats et de l'État allemand de Basse-Saxe. Les efforts de restructuration précédents ont vu les syndicats repousser avec succès les fermetures d'usines en Allemagne, conduisant à la recherche d'utilisations alternatives pour les installations sous-utilisées.
Les syndicats, menés par le puissant IG Metall, se mobilisent contre les réductions et fermetures proposées. Christiane Benner, chef de l'IG Metall et vice-présidente du conseil de surveillance de Volkswagen, a déclaré que le syndicat n'autorisera pas de telles mesures et exige des solutions viables de la part de la direction et des responsables politiques pour sécuriser la production allemande et contrer une concurrence déloyale.