Le PDG de WeWork, John Santora, mise sur la discipline après la restructuration
Arrivé à la tête de WeWork en juin 2024, John Santora s'efforce de stabiliser l'entreprise et de restaurer la confiance des investisseurs et des clients après sa sortie de faillite.

Depuis sa nomination en juin 2024, le PDG de WeWork, John Santora, s'emploie à transformer l'entreprise en une structure financièrement durable. WeWork est sortie de sa procédure de faillite (Chapter 11) juste avant son arrivée, après avoir éliminé plus de 4 milliards de dollars de dettes et réduit ses engagements locatifs futurs de 12 milliards de dollars.
Santora a introduit une gestion plus rigoureuse, déléguant la responsabilité de la rentabilité aux présidents régionaux et adoptant une esthétique de bureau plus formelle. Son défi majeur reste le rétablissement de la confiance avec les propriétaires immobiliers et les clients, un objectif qu'il poursuit en s'appuyant sur son réseau établi durant sa longue carrière chez Cushman & Wakefield.
L'entreprise a renoué avec la rentabilité en 2025, réalisant un chiffre d'affaires de 2,3 milliards de dollars. Face à l'incertitude économique actuelle, Santora estime que le modèle de bureaux flexibles reste une solution pertinente pour les entreprises, incluant environ 300 sociétés spécialisées dans l'intelligence artificielle. La stratégie actuelle vise à concilier une discipline financière accrue avec la souplesse opérationnelle qui définit le modèle de WeWork.