Des chercheurs de l'Université Jiaotong de Xi'an font avancer le traitement des maladies inflammatoires de l'intestin
Des chercheurs de l'Université Jiaotong de Xi'an ont découvert que la dihydromyricétine (DHM) améliore significativement les symptômes de colite et la rupture de la barrière intestinale chez un modèle murin.

Des chercheurs de l'Université Jiaotong de Xi'an ont réalisé des avancées dans le traitement des maladies inflammatoires de l'intestin (MII), telles que la rectocolite hémorragique (RCH). La RCH est une préoccupation sanitaire croissante avec une incidence mondiale en augmentation, affectant souvent les jeunes. En raison de sa pathogenèse peu claire, elle reste difficile à guérir, avec des options médicamenteuses limitées.
L'étude a révélé que la dihydromyricétine (DHM), un composant actif principal du thé de Vitis vinifera, atténuait significativement les symptômes de colite, améliorait la fonction de la barrière intestinale et réduisait l'inflammation du côlon chez la souris. La recherche a indiqué que le DHM traitait efficacement la dysbiose intestinale chez les souris atteintes de RCH, son efficacité étant étroitement liée à la flore intestinale, comme confirmé par des expériences impliquant des souris pseudo-stériles et la transplantation de microbiote fécal.
Des études métabolomiques supplémentaires ont révélé que le DHM régule la synthèse des acides biliaires non conjugués (UBA). Ces UBA activent ensuite la voie de signalisation FXR/TGR5 de l'épithélium intestinal, ce qui inhibe finalement l'inflammation et restaure l'intégrité de la barrière intestinale.
Cette recherche souligne le rôle thérapeutique potentiel du DHM dans la gestion des MII et met en évidence le lien complexe entre les composés alimentaires, le microbiote intestinal et le métabolisme des acides biliaires. Ces découvertes pourraient ouvrir la voie à de nouvelles stratégies de traitement pour des maladies difficiles comme les MII.