Zostel retire sa demande contre OYO, prochaine audience en août
La chaîne d'auberges de jeunesse économiques Zostel a retiré une requête urgente déposée auprès de la Haute Cour de Delhi, demandant la protection d'une participation de 7% dans la société mère d'OYO, PRISM.

La chaîne d'auberges de jeunesse économiques Zostel a retiré une requête urgente déposée auprès de la Haute Cour de Delhi. La demande visait à obtenir la protection d'une participation de 7% dans PRISM, la société mère de la chaîne hôtelière OYO, qui se prépare à une introduction en bourse (IPO). Zostel demandait que sa participation revendiquée soit séquestrée ou sécurisée jusqu'à la résolution du litige en cours entre les deux sociétés.
Ce retrait intervient après qu'OYO a déposé son projet de prospectus mis à jour auprès de la Securities and Exchange Board of India (SEBI) le mois dernier, dans le but de lever environ 6.650 crores de roupies (environ 800 millions de dollars) par le biais d'une nouvelle émission d'actions. Le tribunal a rejeté la requête comme "non poursuivie", en référence à une ordonnance de mars 2022.
Le litige, qui s'étend sur plus d'une décennie, est centré sur un accord de 2015 par lequel OYO devait acquérir l'activité d'auberges de jeunesse économiques de Zostel, Zo Rooms, en échange de capitaux propres. Zostel affirme avoir droit à une participation de 7% dans OYO, tandis qu'OYO soutient que l'accord n'était pas contraignant et que ses conditions n'ont pas été remplies. Bien qu'un tribunal arbitral ait initialement statué en faveur de Zostel en 2021, déclarant OYO en violation du contrat, la Haute Cour de Delhi a ensuite annulé cette sentence en mai 2025, jugeant que le protocole d'accord sous-jacent n'était pas contraignant.
Zostel a fait appel de ce jugement, une audience étant prévue le 12 août. L'entreprise a également demandé un examen plus approfondi par la SEBI concernant les divulgations de l'IPO d'OYO, exhortant à informer les investisseurs de la potentielle obligation de transfert de 7% des capitaux propres ou d'un paiement équivalent. Le conseiller juridique d'OYO a qualifié cette démarche de neuvième tentative judiciaire infructueuse de Zostel.
La bataille juridique en cours est liée aux projets d'IPO d'OYO. OYO conteste fermement les affirmations de Zostel, les considérant comme sans fondement, en particulier compte tenu des décisions antérieures du tribunal concernant la nature non contraignante de l'accord initial.